Même si c’est mon 2e séjour au Mali, 4e en terre africaine, il y a des choses dont on ne s’habitue pas… Voir des enfants malnutri s digne d’un reportage de vision mondial, qui pèse le poids à 2 ans d’un bébé de 6 mois… Ou des enfants moribonds qui arrivent semi-comateux parce qu’on a trop attendu pour les amener, victime de la malaria, qu’il est trop tard pour sauver… Le manque criant de moyens pour effectuer des diagnostics et faire des traitements, pas de prise de sang, de radiologie, ni même de matériel stérile… Des parents qui se voient dans l’obligation de refuser des traitements qui pourraient sauver leur enfant, faute d’argent… Et oui on est bien loin de notre confort québécois…
Mais dans ce contexte, chaque enfant qui arrive à temps qu’on peut sauver est une immense victoire et me donne le courage de continuer et de penser, comme m’a dit un ami africain, qu’une goutte d’eau dans un océan de besoins peut faire une différence…
Profitez de votre chance immense !
Karine

Félicitation pour le bien que vous faire
RépondreSupprimerC'est pas toujours facile, on voudrais bien tous les sauver mais ...
Ca replace les valeurs que nous avons, très enrichissant mais ca ébranle notre confort
Lâches pas, une expérience inoubliable dans tout les sens du terme
Michel Desgagné Madagascar