Impression de déjà-vu!
En allant au marché aujourd'hui, on a revécu un peu de notre périple de la fin de semaine : le ''racket'' malien.
Retour sur l'expérience de Ségou...
Dès notre arrivée à la gare de Bamako, avant notre départ, déjà tous le village de Ségou était avisé qu'on allait y débarquer dans les heures suivantes.
22h30 la nouvelle court... Des blancs viennent de débarquer dans la ville. Premier arrivé, premier servi. On s'explique... On l'a appris un peu sur le tard.. mais on a vite découvert que Ségou a été désertée, d'abord par les touristes puis rapidement les artisans, qui ont migré vers la capitale, faute d'enlèvements dans le Nord du pays (loin loin Maman, Ségou est une zone verte selon le gouvernement canadien!). Donc, le premier Malien qui nous voit devient notre ''parrain''. Pas moyen de négocier un taxi, un souvenir ou une ballade en pirogue sans que des manigances se fassent sous nos yeux mais dans une langue que nous ne comprenons pas. Par exemple, on nous avait promis un vrai guide pour faire la visite du village des potières... Finalement on s'est retrouvés avec un ''guidon''! Un petit futé qui nous avait suivi toute l'avant-midi en a profité pour s'auto-proclamer guide, en l'absence du patron... Mêmes histoires en fin de soirée, alors qu'on tente de prendre un taxi pour sortir en ville... Mêlée générale pour négocier un prix, comme si on n'arrivait pas à le faire nous-mêmes... Pour finalement qu'on rebrousse chemin, exaspérés de leur insistance à tout faire à notre place.
Alors voilà la situation dans cette ville quasi-fantôme. On s'acharne à extirper chaque dollar possible des peu nombreux visiteurs qui s'y rendent depuis quelques semaines. Tout se négocie ici, mais en bout de ligne, on réalise que les prix sont tous décidés à l'avance (paradoxalement, on a tout de même l'impression de s'améliorer côté bargain).
Même scénario se reproduit ce jour au marché des artisans. On est escorté partout par les marchands et ils sont toujours en surnombre par rapport à nous. On nous tallonne, on nous met les produits au visage, nous oblige à les prendre dans nos mains ''c'est pour le plaisir des yeux'' ''aujourd'hui on casse les prix, mais on casse pas les pieds! ''. On nous fait sentir comme si nous étions des banques, des petits cochons prêts à être cassés!
Joëlle
Catherine
Justine
David
Excellent voyage. La minorite visible est blanche. Si vous touché à un objet, pour les animistes africains, vous devez l'acheter. S'il ne réussit pas à vous vendre le produit, il est un perdant rejeté par les dieux.
RépondreSupprimerVous avez découvert la merveilleuse anarchie africaine... Anarchie apparente pour un québécois ou québécoise qui débarque. C'est tellement depaysement qu'au moment de partir, vous vous voudrez revenir. Continuez de racontet. Et il faut chercher le zooklove.