Ce week-end, nous nous sommes (péniblement) rendus à Ségou, petite ville à l'est de Bamako.
Récit d'un voyage étouffant.
Nous avons quitté l'appartement vendredi en fin d'après-midi.
Nous avons attendu de longues heures à la station d'autobus (file d'attente, puis attente d'un bus, arrivée d'un bus, pas le bon bus, départ du bus, arrivée d'un autre bus, pas de pneu, attente du pneu, arrivée et montage du pneu, départ du bus, c'était pas le bon bus, arrivée d'un bus, c'est le bon bus, achat de 5 fans à 100 Francs chacun)
Bousculade sauvage pour entrer dans le bus. En tant que minorité visible, nous héritons des sièges du fond. Il fait chaud. Il fait chaud. Il fait tellement chaud. ''C'est le pire moment de ma vie'' dit Joëlle.
Départ du bus en direction de Ségou, 4 heures difficiles à suer.
À Ségou, on a marché, on a magasiné des souvenirs, on a fait un tour de pirogue sur le Niger, on a visité (trop rapidement) le village des potières qui se préparaient à la cuisson des bols. On a surtout bien mangé, salade de fruits et omelettes. On a rencontré ThiThio, un rastaman guinéen qui nous a accompagné partout. Son parcours de vie et ses épreuves nous ont touchés. On a écouté un spectacle de musique malienne traditionnelle, et certains d'entre nous sont allés ''en boîte''. Expérience formidable.
De retour à la station de bus.
On attend moins longtemps, au moins. On entre dans le bus, encore une fois pris dans les bancs du fond. Il fait chaud.
Savez-vous ce qu'est souffrir de la chaleur?
Non, ce n'est pas ce qu'on vit dans les canicules au Québec.
Ce n'est pas rêver d'une crème glacée, ni d'un piscine, ni d'un verre d'eau glacée.
Ce n'est pas penser aux pengouins pour se rafraîchir.
Souffrir de la chaleur dans un autobus en Afrique, c'est dans une catégorie à part, complètement à part.
C'est transpirer tellement qu'après avoir bu 1,5 litres d'eau, tu ne ressens même pas l'envie d'uriner.
C'est suer des mollets, des chevilles, des oreilles, sans même bouger.
C'est quand tu penses avoir plein de moustiques sur toi mais que ce sont tes gouttes de sueur qui veulent seulement s'évader.
C'est de vouloir se ventiler, mais de craindre que l'énergie dépensée te fera encore plus suer.
C'est d'avoir les mains ratatinées à cause de la sueur et de l'humidité.
C'est aller se rafraîchir à l'extérieur, alors qu'il y fait 40 degrés.
C'est de penser que chaque respir est peut-être ton dernier.
C'est de penser qu'après avoir vécu ça, tu pourrais te promener lors d'une canicule montréalaise avec un habit d'hiver sur le dos, sans te plaindre.
La bonne nouvelle, c'est qu'on y est arrivé, et qu'on a quand même passé une très belle fin de semaine.
Joëlle
Justine
David
Catherine
Wow!!! J'étais inquiète. 3 jours sans nouveautés sur le blogue... Chu tannante et j'ai l'impression de me répéter, mais MERCI de nous faire vivre vos expériences. Ça "ouvre nos lumières" et nous fait apprécier ce que la vie nous apporte. Vraiment, j'ai jamais eu aussi chaud que ça promis. :)
RépondreSupprimerAudrey :)
Salut la gang,
RépondreSupprimerTrès Intressant de lire ce que vous vivez et que vous essayez d'en découvrir un peu plus chez les Maliens,
Vous alez êre capable de conguger le verbe SUER à tout les temps hihihihihih
Bonne continuation comme dirait nos amis francqis Pops Desgagné
Bonjour
RépondreSupprimerAlexandre avait raison. Ça devrait t'intéresser, mon amie est au Mali. Elle fait un blogue. Ça m'interesse beaucoup mais je suis jaloux car j'ai beaucoup voya ge en Afrique mais toujours reve de voir Segou. Vous y aller a votre premier voyage. Commentaire: dans deux semaines vous n'entendrez plus les sons. J'espere. Mais racontez Segou! SVP.
Et la vie dans la discotheque! Agreable ou platte? N
? Avez-vous danser le sooklove?
C'est fou comment vous réussissez a nous faire vire l'aventure avec vous. Juste de lire le dernier post, j'ai l'impression que la température ambiante a monter d'au moins 20 degrés!!
RépondreSupprimerLâchez pas!
Véro l'amie de Ti-Joe xxx